La crise change-t-elle la nécessité de fédérer les équipes ? Faut-il cesser l'organisation de séminaires en équipe dans un soucis d'économie ?


En période normale, les objectifs liés à l’organisation d’un séminaire ou d’un évènement d’entreprise sont :

Développer les relations entre les participants.

Permettre l’appropriation de nouvelles informations.

Favoriser la motivation.
 
En période d’incertitude, comme celle que nous vivons, un 4ème objectif doit être ajouté pour justifier le coût d’un évènement : donner du sens.
 
En effet, la responsabilité des leaders pour donner confiance, pour compenser l’impact des mauvaises nouvelles, est de « resituer » les décisions de l’entreprise dans le cadre d’objectifs à long terme, de valeurs et de principes qui ont fait  la réussite de l’entreprise.

Les décisions quotidiennes peuvent donner l’impression d’une fuite en avant, d’une course à la survie.
Les évènements et séminaires sont l’occasion de parler directement aux collaborateurs de la vision de l’entreprise, au-delà de cette situation de crise, de rassurer sur le respect des principes opérationnels et des règles du jeu qui doivent être explicites.

La tentation pour les leaders est d’économiser et de supprimer ce vecteur de communication, ou de repousser les rencontres à des jours meilleurs.

Cette approche est dangereuse car elle crée un « vide » de communication qui sera rempli par les mauvaises nouvelles.

C’est précisément dans les moments difficiles que les leaders font la différence en :

Réunissant leurs équipes.

Leur parlant avec sincérité des défis de l’entreprise.

Démontrant en direct leur détermination.

Renforçant la confiance des collaborateurs.

Créant des occasions de partager des émotions fortes, de créer de la complicité et donner du sens à tous les efforts demandés.

Il vaut mieux réduire les budgets, réduire le programme de l’évènement, que d’annuler une rencontre car le risque serait alors de se priver des valeurs du leadership qui conduisent les équipes à la victoire. 
 
Rédigé par Bergeaud Guy le Vendredi 13 Mars 2009 à 16:53

Team Building

Beaucoup d’observateurs annoncent la fin des démarches et des programmes RSE à cause de la priorité nécessaire accordée à la rentabilité en période de crise.



Ils expliquent que des entreprises obsédées par une recherche de rentabilité à court terme et par leur propre survie ne peuvent engager des initiatives « bonne conscience » pour assurer la protection de l’environnement et de certaines communautés.

Notre point de vue est différent. La crise a très sévèrement mis en péril l’image de grands groupes, établissements financiers, assurances, etc.

Si ces entités n’intègrent pas dans leur stratégie des engagements et des décisions qui vont au-delà de la simple adhésion à des obligations légales et à des règlements elles ne profiteront pas du redressement des économies.

Peter Senge de la Sloan School Manager MIT va un peu plus loin en affirmant que des entreprises vont devoir « intégrer dans leur stratégie et tactiques des problèmes autrefois considérés comme extérieurs à leur sphère d’influence ».

Par exemple Coca Cola, depuis 2002, a lancé une enquête sur les usages de l’eau et des risques courus par les communautés voisines de leurs sites de production.

Ils ont lancé un vaste  programme qui va au-delà du simple respect des obligations légales et des contraintes de productivité. Ils se sont rapprochés des communautés locales mais aussi internationales pour anticiper les challenges liés à cette ressource capitale qu’est l’eau.

L’approche n’est pas philanthropique. Elle est une évaluation réaliste de leur véritable niveau de responsabilité.

La RSE fera désormais partie de l’ADN des entreprises, comme fondement de toute stratégie à long terme.

Les entreprises prendront une responsabilité totale au niveau local (malgré une stratégie globale), en examinant chaque maillon de la chaîne de valeur (responsabilité verticale), et sur tous les continents (responsabilité horizontale) ?

La prise en charge de la responsabilité sociétale a toute la chance d’être accélérée par la crise, et l’émergence d’exigences nouvelles de la part des clients, des collaborateurs, des actionnaires des sociétés civiles et de toutes les parties prenantes.

Dans cet esprit, Eagle’s Flight met à la disposition des entreprises des simulations, business games et activités d’entraînement pour sensibiliser et mobiliser les équipes d’encadrement et les opérateurs autour de ces nouveaux critères d’efficience managériale.

La prise de conscience d’un risque est à la base de tout changement.

La conjoncture actuelle est le moment idéal pour créer une prise de conscience à tous les niveaux de l’entreprise, et partager les nouvelles règles du jeu avec l’ensemble des acteurs des sociétés.

Rédigé par Bergeaud Guy le Vendredi 6 Mars 2009 à 12:37

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